du rhum dans une main , du hasch poivré , on écoute amerika et on rêve
brule une douce bougie à la noix de coco et fume un thé barry lyndon
persuadée que tu vas attraper la flamme qu'elle va te rester dans la main sans te bruler
tu sens mieux les guitares , tu n'entends plus qu'elles et le vent soulève le draps...
tu touilles ton thé , la mousse blanche écume les bords de la tasse
les effluves de la bougie t'effleurent le nez mélées au poivre du hasch
plus rien n'a d'importance ,d'un geste tu balayes sans y penser les cartons perforés de tes révisions de maths
et que vive le peuple
ton livre t'appelle , t'as l'impression de mieux les comprendre ... Lire du Baudelaire dans ces moments
ta résistance c'est un peu de spleen et beaucoup d'idéal
le soleil t'aveugle,les touches semblent douces.,...
l'air est palpable la vie est respirable
envie de fermer les yeux , étalé sur le dos , dans l'herbe,de regarder le monde tourner
des particules en suspend flottent dans le thé ... le sucre parait plus sucré , l'amer plus dur
envie de conjuguer les adjectifs , de mettre un s aux verbes au pluriel, de faire l'éloge de la phonètique et d'emmerder le larousse
tu cours , tu cours comme passé aux rayons X par les objets de ta chambre
envie d'écraser une cartouche verte sur le bois du bureau et voir l'encre avalée par l'élément comme tu es avalé par la masse ...
tu tangues
tu ne captes plus qu'une seule couleur , le rouge....et tu danses , tu danses sur les guitares électriques ....
Tu t'effondres dans le soleil de ta chambre et tu dors ...